http://www.wideo.fr/video/iLyROoafYjHM.html
http:/www.kewego.fr/video/iLyROoafYjHM.html
Un avant goût de la présentation de la pochette de l'album "woody ti"!
Sortie Officielle le 31 mai 2008
Bonne fête à toutes les mamans de la terre! kiss à vous et merci pour la vie !
Avec le concours de mon staff, l'album "Woody ty" sera dans les bac à partir dU 31 mai
2008. Pour l'heure, je m'attèle à faire découvrir le concept Gohou Guêbê. C'est la danse des courageux!!! De spectacles en soirée, je fais la promotion de mon album avec Bravo Gadji.
Duo d'amour qui est autre titre de mon opus est aussi joué à la demande du public.
Sur cette photo, je suis avec Little T et son groupe.
Kiss à vous qui attendez l'abum!
N'oubliez pas de me parvenir vos différentes avis, je vous répondrais.
Bicharme
www.myspace.com/tackry_bicharme
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BURIDA-UNARTCI |
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Enfin la réconciliation (?) |
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Quand l’UNARTCI et le BURIDA se tirent dessus, ça fait forcément le malheur des artistes. Après la tempête de l’incompréhension, le beau temps semble être de retour dans les relations UNARTCI-BURIDA. Gadji Céli et Armand Obou, les premiers responsables des deux structures ont fait la paix jeudi dernier. |
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Le mois d'avril a été un mois de déplacement et de démarche administrative. Pour la promo de mon futur album Woody ti, j'ai passé mon temps à honorer les différentes invitations musicales.
"Bravo Gadji", le titre de promo, est fort bien apprécié par le public. A chaque prestation, les invités reclament une nouvelle prestation. Par la grâce de Dieu, la promotion se passe bien!
Les démarches administartives pour la commercialisation officielle de l'album "Woody ti" se clôtureront le 31 mai 2008. Tout avance progressivement sous la houlette de mon manager et de son
équipe! Des surprises sont en cours!!!!!!! kiss à vous et une fois encore merci pour vos soutiens.
Et puisqu’on parle de cadeaux, voici LE livre qu’il faudra sans doute offrir à chaque fin d’année. Ce livre est une espèce de code de la route de la musique africaine, une introduction nécessaire, incontournable. Il s’intitule Le swing du caméléon, Musiques et chansons africaines 1950-2000, publié en 2000 par Frank Tenaille.
Frank Tenaille commence son livre avec Joseph Kabasellé (Grand Kallé), un des précurseurs de la musique des deux Congo, compositeur de la célèbre chanson Indépendance cha-cha. L’influence de cet artiste demeure considérable dans la musique africaine contemporaine. Joseph Kabasellé marquera la rumba congolaise avec un autre grand,
Nico Kassanda alias "Docteur Nico",
certainement le plus talentueux des guitaristes de l’histoire de la rumba des deux Congo. C’est En 1953 que
Joseph Kabasellé crée à Léopoldville - alors capitale du Congo-belge -, le groupe African Jazz. C’est ce groupe qui allait inspirer plusieurs orchestres du
continent africain...
Il faut souligner qu’une partie de la musique africaine est redevable aux instruments apportés par les marins lors de la période coloniale. Ainsi, le courant musical High life, dont les premiers balbutiements remontent aux années vingt sur la Gold Coast, est une fusion du jazz et de l’Osibi (danse à base de percussions des Akan).
L’Histoire politique est plus que présente, surtout la période sombre de l’apartheid, avec Myriam Makeba, figure emblématique du continent contrainte à l’exil, ou encore la musique de libération nationale du Zimbabwéen Thomas Mapfumo et la vague de nationalisme venant de la Guinée, représentée par le très célèbre groupe Bembeya Jazz.
Les rythmes que Frank Tenaille classe sous les rubriques “Racines” et “Le sel de la terre” s’ouvrent à de nouvelles expérimentations mais restent rattachés au Continent : le Nigérian Fela Kuti excelle avec l’Afro-beat ; l’Ivoirien Alpha Blondy témoigne de la vitalité du reggae en Afrique ; le Malien Ali Farka Touré est très proche du blues, avec sa guitare-calebasse-njarka ; le Sénégalais Doudou Ndiaye Rose est l’initiateur du premier grand groupe de percussionnistes d’Afrique ; Rakoto Frah, pour sa part, puise dans l’identité musicale malgache - mon ami l’écrivain Rahararimanana devrait se réjouir - tandis que le Réunionnais Grand Moun Lélé fait du maloya “comme on respire”.
Durant la tumultueuse période de mai 1968 en Europe, deux grands noms du Continent se trouvent en Europe : le Camerounais Francis Bebey et le Gabonais
Pierre-Claver Akendengué. Les deux artistes ont largement contribué au processus de la reconnaissance de la musique africaine hors des frontières du continent. Frank
Tenaille les qualifie d’ailleurs de “métropolitains”, mieux encore “d’enfants de la négritude” car, derrière l’entreprise artistique se dessine un
militantisme proche des fondateurs de la négritude. Francis Bebey un des albums les plus ambitieux de la world music intitulé “Lambarané” et dont le travail avait
nécessité cent cinquante musiciens et choristes, six mois de préparation, trois mois de studio... utilisait la plupart des instruments à sons de l’Afrique centrale, puisait dans les
mythes africains pour composer ses chansons. Akendengué a signé L’immigration africaine a-t-elle installé une vogue des musiques noires ? Frank Tenaille
souligne que dans les années quatre-vingts, beaucoup de courants musicaux s’essouflant, les medias étaient à l’affût de la nouveauté et se faisaient alors “les propagandistes de
l’idée d’une société multiculturelle”. Le groupe Touré Kounda par exemple bénéficiera de l’intérêt de la presse pour rencontrer un public de plus en plus
sensible aux musiques africaines. Ce phénomène de l’industrie musicale européenne attentive aux musiques africaines préfigurera ce qu’on appellera plus tard la World
music...
Le swing du caméléon est un bilan nécessaire, un livre utile en cette période où les rythmes africains suscitent un intérêt à travers le monde. L’ouvrage a le mérite de
faire le point sur l’ensemble des musiques africaines. Le lecteur réalise très vite qu’il revisite également l’Histoire africaine gravée en arrière-plan et dont le
rythme se fait entendre en fond sonore. Jamais la musique n’a été aussi proche des mutations sociales...
"Le swing du caméléon, Musiques et chansons africaines 1950-2000", par Frank Tenaille, Editions Actes Sud, 2000, 324 p.
Rappel : J’ai publié la note de lecture ci-dessus dans la revue "Notre Librairie", N.154 d’Avril-Juin 2004.
Source: Alain Mabanckou, 23 décembre 2005
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